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ESPERLUETTE

Après cent quatre mille deux cent treize désillusions, une sonde automatique émit le message le plus court, mais le plus attendu par le Centre aérospatial de Kourou, sinon par les scientifiques et chercheurs du monde entier : "OUI", répété quatre fois en décalage aléatoire, alors qu'elle se désorbitait pour regagner la Terre. Alors, cet artefact semi-intelligent devint, en quelques heures, le réceptacle du cadeau le plus espéré et le plus précieux que l'univers ait fait aux hommes ; du moins à ceux qui voyaient l'intelligence comme le don le plus prodigieux que le réel se soit donné à lui-même.


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AU FINAL

 

Penser que tu es prêt(e) à te tatouer mon nom dans le cœur

Rien que l'idée me suffit pour insulter les bonnes mœurs

Il n'est de pire prison que celle que se fabriquent nos pulsions

Entrer dans ton jeu d'amour et de dupe affole ma raison

Les cordes de ma guitare cèdent les unes après les autres

Je ne peux résister à l'harmonie où tu veux que l'on se vautre

 

Je ne crois qu'en l'amour qui ne dit jamais toujours

Je ne crois qu'en les mots les gestes de tous les jours

Je ne crois qu'aux sourires si légers soient-ils qu'aux caresses

Je n'y crois que si en silence ils savent à qui ils s'adressent

 

Malgré tout tu ne vois et n'entends rien ou plutôt seulement toi

Tu ne ressens plus dans nos étreintes que le tracé de tes doigts

Que soit séparé ton plaisir de celui que tu penses me donner

Fait qu'ensemble nous n'avons de petite chanson même fredonnée

Mes partitions ont en quelques temps toutes les blanches perdues

Il n'y a d'écrit en guise de refrain que de longs soupirs noirs éperdus

 

Je ne crois qu'en l'amour qui ne dit jamais toujours

Je ne crois qu'en les mots les gestes de tous les jours

Je ne crois qu'aux sourires si légers soient-ils qu'aux caresses

Je n'y crois que si en silence ils savent à qui ils s'adressent

 

Que tu arrives à rêver nos vies de demain déjà ivre pour voir

Rien que l'idée me pousse à fuir le trône où tu veux m'asseoir

Je n'ai jamais cru qu'un jardin par toi planté puisse être mien

Tu décides par avance des fruits du moindre grain de raisin

Les portes de ma raison se ferment une à une à tous tes pas

Rien n'est plus incertain pour moi qu'un avenir déjà empli à ras

 

Je ne crois qu'en l'amour qui ne dit jamais toujours

Je ne crois qu'en les mots les gestes de tous les jours

Je ne crois qu'aux sourires si légers soient-ils qu'aux caresses

Je n'y crois que si en silence ils savent à qui ils s'adressent

NOUVEAUTÉ À PARAÎTRE
MÉDITATION DE LA SEMAINE
 Soleil de fin d'été

Les marronniers ocrent déjà leur feuillage

Larguant des fruits durs et immangeables

Prémisses des nuits d'où émergera le temps

 

 

 

L'avenir n'est jamais fait de nos espérances

Et même s'il paraît s'y conformer

Il les trahit toujours pour nous remettre

Sur le droit chemin des incertitudes







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